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Autour du mont Bégo, 2 872 m, les hautes vallées montagnardes façonnées et polies par l'avance des glaciers quaternaires, offrent au regard du marcheur, sur près de 4 000 hectares, plusieurs dizaines de milliers de gravures à ciel ouvert laissées par les hommes de l'âge du Bronze.
On n’aborde pas la Vallée des Merveilles comme une randonnée
habituelle. Ici le jeu consiste en un rite initiatique, en une
communion avec les temps reculés, voici quelque 2 500 ans avant notre
ère, où les peuples de bergers vinrent immortaliser leurs croyances
païennes.
Ce culte rendu aux divinités de la montagne et du ciel, avec
au premier rang l’hommage au Dieu-Taureau, maître de la foudre, a
imprégné les lieux d’une magie qui transpire de toute les
roches polies par les glaciers quaternaires.
On admirera tout
en marchant la surprenante coloration des dalles vertes ou orangées,
rougeâtres ou violacées, résultat de l’altération du temps depuis le
recul glaciaire, environ 5 000 à 7 000 ans avant J-C. Grès fins ou
grossiers et schistes, à l’exclusion du gneiss et du granite trop durs,
furent des millénaires durant, gravés et décorés de 35 000
pétroglyphes, témoignant de rites sacrés proches des préoccupations
agricoles et pastorales protohistoriques.
C'est dans ce paysage grandiose que les populations agricoles et pastorales des Alpes méridionales ont gravé leurs pensées et leur mythes, entre 1 800 et 1 500 av. J.-C., en un véritable langage symbolique : formes cornues, attelages, armes et outils, anthropomorphes, réticulés, cupules et formes diverses.
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